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Avatar de The edge of consciousness

Très intéressant!!!

Le DMN m’intéresse particulièrement car il se situe à l’intersection de plusieurs thèmes qui me semblent centraux : la conscience, la douleur et la flexibilité cognitive.

La douleur chronique n’est probablement pas seulement un problème de nociception. C’est aussi une modification des dynamiques de réseau, avec un cerveau qui devient progressivement moins flexible, plus attracté par certains états internes, certaines prédictions et certains récits de soi.

À mesure que le DMN se rigidifie, le champ des possibles se rétrécit. Les pensées, les émotions et parfois même les perceptions semblent emprunter les mêmes chemins encore et encore.

Comprendre l’architecture du DMN, c’est peut-être aussi mieux comprendre pourquoi certains patients restent prisonniers de la douleur alors même que les tissus ont cicatrisé.

Une question fascinante demeure : la souffrance chronique est-elle, au moins en partie, une perte de flexibilité des réseaux cérébraux ?

Avatar de Raquel Devillé

Merci Laurent, encore un texte d'une profondeur rare.

Ton analyse du DMN comme "filtre ontologique" résonne profondément avec l'hypervigilance chez les personnes neuroatypiques que j'accompagne (HP, autistes, TDAH).

Beaucoup ont un DMN en suractivité permanente : narration constante, anticipation, rumination. Le "soi" n'est jamais au repos. Cette surconnectivité ressemble à ce que tu décris dans la douleur chronique : un réseau qui ne lâche jamais prise.

Si la méditation affaiblit le DMN, le travail somatique pourrait faire quelque chose de similaire. Non par l'attention focalisée, mais par le retour aux sensations brutes, avant qu'elles soient capturées par le narratif.

Désengager le DMN, c'est aussi désengager l'hypervigilance.

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