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Avatar de jean philippe lauriol

Bonjour et merci pour cette série d'articles qui apporte un éclairage très intéressant sur les 5 sens.

Je voudrais vous faire part de mon expérience personnelle. Je suis malentendant de naissance, pas sourd heureusement car cela m'a permi à la fois d'avoir une élocution normale et aussi une intégration relationnelle, même si parfois faussée. Ma surdité s'est rapidement aggravée, et à la fin de mon adolescence, elle était qualifiée de très sévère. J'ai attendu l'âge de 35 ans pour que la technologie me permette de retrouver une audition tout à fait relative. Mais ces " béquilles auditives" ne m'ont jamais donné la possibilité d'intégrer des sons que je n'avais jamais entendus. Encore aujourd'hui, je ne fais pas la différence entre un bébé qui pleure ou une porte qui grince (LOL).

Tu décris chaque sens séparément en leur donnant une spécificité neurologique et constructive dans notre façon d'appréhender le monde. Je comprend parfaitement ta démarche de médecin, mais je crois que les isoler fausse un peu le débat ( en toute humilité).

Lorsque je parleà un ami, j'essaie d'être face à lui car j'utilise le langage labial ( Même ne serait-ce qu'à 10% comme une confirmation). Le toucher, dont j'ai fais mon métier, (kiné-Ostéopathe) est très riche d'enseignement, il en est même la base,mais reste très limité s'il n'est pas associé à l'anamnèse, à l'odorat et à mon regard sur le patient.

Un éclair furtif dans un ciel nocturne, s'il ne s'accompagne pas du grondement du tonnerre sera difficilement interpréter.

Pour moi, chaque sens n'est que la transcription d'une même stimulation dans des circuits différents. C'est l'assemblage, la synthèse de ces circuits qui construit ma perception. Et ce "tout" reste entier, quelque soit la part de chacun des sens.

Merci encore pour ton partage.

Avatar de Dany Rodrigue

Ce texte me parle directement, probablement parce que je passe mes journées à manipuler du temps sous forme de son.

Je suis monteur sonore pour la télé et le cinéma, et ce que tu décris sur la pensée auditive, je le vois littéralement se produire dans la salle de montage. Une image peut exister presque instantanément. Mais un son… un son n’existe jamais seul. Il existe toujours dans un avant, un après, une durée.

C’est un métier un peu étrange, parce qu’on finit par avoir l’impression que certaines idées ne deviennent intelligibles que lorsqu’elles sont rythmées correctement.

Le son sert littéralement à hacker la perception du spectateur. Écouter un film d’horreur sans son, ça ne fait pas peur.

Le son, dans mon domaine, arrive tout le temps à la toute fin, comme le glaçage sur un gâteau. Et parfois, soyons honnêtes, il peut littéralement sauver un gâteau moyen en le déguisant un peu.

Bref, merci pour ça.

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